A Varsovie, le ton monte entre le Président Lech Kaczynski et le Premier ministre Donald Tusk. Le premier est sceptique sur le Traité de Lisbonne et favorable au bouclier anti-missiles américain, alors que le second, titulaire du pouvoir exécutif, affiche des positions contraires. Le Premier ministre polonais, Donald Tusk, a exigé ce vendredi de la part des américains de nouvelles garanties en matière de sécurité, dans le cadre de leur projet d’installation de bouclier anti-missiles qu’ils veulent installer en Pologne et en République Tchèque. "Nous n’avons pas l’intention d’accélérer ni de freiner les négociations, nous sommes disposés à coopérer mais nous attendons une réponse de la part des américains" a déclaré Donald Tusk au cours d’une conférence de presse. "Nous pouvons donner notre accord à tout moment, demain, dans une semaine, dans un mois, à condition d’obtenir des garanties réelles pour notre sécurité." Ces déclarations ont eu lieu au lendemain d’un entretien téléphonique de Donald Tusk avec le vice-Président américain, Dick Cheney, et au terrme d’annonces contradictoires sur l’état d’avancement des négociations, suite à la dernière vague de négociations qui s’est déroulée en début de semaine à Washington. A l’horizon 2011-2013, les Etats-Unis ont pour projet d’installer des éléments de boucliers anti-missiles dans ces deux pays européens, pour protéger leur territoire contre d’éventuelles attaques de pays comme l’Iran. On parle de dix missiles intercepteurs qui pourraient être logés près de Slupsk (nord de la Pologne) mais également d’une station radar qui verrait le jour en République Tchèque. De son côté, la République Tchèque a déjà signé un accord avec les Etats-Unis en avril dernier, lors du dernier sommet de l’OTAN qui s’est tenu à Bucarest.