En conséquence de la victoire de la Russie l'an dernier, la 54ème édition du concours international de la chanson Eurovision, sera cette année organisée à Moscou. Et n'en déplaise à Vladimir Poutine, il risque d'y avoir du gaz dans l'air, car la Géorgie lui a réservé une surprise un peu particulière. En effet, la Géorgie sera représentée par le groupe disco Stephahe 3G, qui interprètera son tube "We Don't Wanna Put In", qui suggère manifestement un jeu de mot évident entre le nom de l'actuel Premier ministre russe et le verbe anglais "to put in". A travers ce genre d'exemple, on voit bien que le brasier du conflit de l'été dernier est loin d'être éteint et que la Géorgie ne rate pas une occasion pour attiser la flamme avec l'agresseur russe. Alors on dit parfois que quand les armes se taisent, la culture permet de dénoncer le politique. Mais ce n'est pas par la provocation que l'on apaise les tensions. D'autant plus que le règlement intérieur de l'Eurovision l'interdit formellement. Alors certes, il n'ont peut-être pas une infinité d'occasions pour exprimer leur révolte, mais l'endroit semble réellement mal choisi. Ainsi, que l'on soutienne ou non la politique extérieure de la Russie, la scène de l'Eurovision ne doit pas être le théâtre de règlements de comptes politiques, tout comme les Jeux Olympiques ne doivent pas être l'occasion de régler les comptes entre nations. Dans ce genre de situation, il en va de la responsabilité des organisateurs.

Mise à jour du jeudi 12 mars 2009 : La Géorgie jette l'éponge et ne participera pas à l'édition 2009 de l'Eurovision En effet, face au véritable tollé qu'avait crée la validation de cette chanson, les organisateurs de l'Eurovision ont finalement demandé à la Géorgie d'en proposer une autre. Pour leur part, les Géorgiens ont soutenu qu'il ne voyait aucune provocation dans leur chanson, et ont purement et simplement décidé d'annuler leur participation. Que la fête commence !