Jeudi 29 mars, joie à Melbourne, tristesse à Libourne : alors que la nageuse Laure Manaudou, ayant déjà à son actif 2 titres mondiaux et un record du monde en Australie, décrochait le même jour le bronze avec ses coéquipières de l'Equipe de France à l'épreuve du 800 mètres relais, à 20.000 km de là on apprenait que la dernière usine d'Arena en France allait fermer ses portes.
"Nous sponsorisons une championne qui brille et nous aujourd'hui on est en train de disparaître" a lancé une syndicaliste de l'entreprise sportive. Sponsor et équipementier de la sirène française des bassins bleus, Arena a été fondé en 1970 par Adidas et malgré un récent changement de propriétaire, la marque française n'a pas su résister à la vague de délocalisation chinoise.
Les 169 salariés du site de Libourne qui restent sur le carreau ont lancé un appel symbolique à "leur championne" qui n'a cependant pas vraiment le pouvoir d'influer d'une quelconque façon sur la rude réalité économique.
Laure Manaudou qui vient de bénéficier par ailleurs d'un contrat de de sponsoring et de représentation de 5 années, que son avocat a signé à Paris pendant son séjour en Australie avec la famille Pinault, par l'intermédiaire de sa holding Artemis, avec à la clé une rémunération de un million d'euros par an et cela sans aucune obligation formelle vis-à-vis du groupe en restant tout simplement libre de répondre aux certaines sollicitations pour certains événements officiels dans l'avenir.