jeudi 11 décembre 2008
Suicide assisté à la télé, quand le sensationnel va trop loin...
Voyeurisme à tout prix
Nous connaissions déjà le goût démesuré du Royaume d'Angleterre pour les scandales et ses affaires de voyeurisme, qui sont relayés chaque semaine dans les journaux tabloids, mais cette fois-ci force est de se s'alarmer en se demandant si les médias ne sont véritablement pas allés trop loin. Comment peut-on atteindre et tolérer un tel degré d' « émotion réalité », et surtout jusqu'où iront les chaînes de télévision pour faire grimper leurs audiences à tout prix, et ceci même au risque de commettre les pires dérives ? Alors certes le malade et son épouse ont donné leur accord pour que ce suicide assisté soit filmé, mais ce reportage n'aurait pas du être diffusé à la télévision car la mort n'est pas un spectacle, la mort n'est pas un divertissement ! Qui peut-être subjugué par de telles images ? Sans doute une importante partie du lectorat de la presse people, pardon, de la presse poubelle, qui fait encore et toujours ses beaux jours. Car ce qu'il convient également de penser dans une telle affaire, c'est que si le public n'était pas suffisamment nombreux et friand de ce genre d'émissions, les télévisions ne les diffuseraient tout simplement pas. Quoi qu'en en pense, quoi qu'on en dise, que l'on cautionne ou non la diffusion de reportages de cette nature, il faut bien admettre que ce type de programme télévisuel, n'est rien d'autre que le reflet malsain d'une société malsaine et égarée, plus que jamais en quête perpétuelle de sensationnel.
Tags: Euthanasie
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Un tribunal italien a permis pour la première fois qu’un homme déconnecte la sonde nasogastrique qui maintenait en vie sa fille plongée dans le coma depuis maintenant 16 ans. Le Vatican a condamné cette décision en affirmant qu’il s’agissait d’un acte d’euthanasie.
Depuis un terrible accident de voiture qui s’est produit en 1992, Eluana Englaro se trouve dans un état végétatif et reçoit de l’eau et de la nourriture de façon artificielle dans un hôpital de Lecco, situé au nord de l’Italie, et cela faisait maintenant près de 10 ans que son père Beppino, demandait à suspendre son maintien en vie artificiel. Finalement, un juge d’un tribunal de Milan a dit qu’il a été démontré que le coma de la jeune femme de 37 ans est irréversible, et qu’avant l’accident, la jeune femme avait toujours manifesté son souhait de mourir plutôt que de faire l’objet d’un acharnement thérapeutique.
Dans une entrevue publiée sur le site Internet de l’hebdomadaire italien La Repubblica, Beppino Englaro a déclaré qu’il souhaitait simplement qu’ « ils la laissent mourir et que la nature continue son cours. »