lundi 20 avril 2009
LCI a dit : Eric Revel ne bloguera plus
Surprise ce lundi sur le site Internet de LCI qui a procédé à un petit lifting de printemps, et où le blog du directeur de la rédaction de LCI, je nomme Eric Revel, a purement et simplement disparu, alors que les blogs de ses confrères de LCI sont toujours en ligne. Cette absence du blog d’Eric Revel n’est bien évidemment pas due à un problème technique, mais bel et bien à un retrait volontaire de la part de la rédaction de la chaîne d’information en continu.
Lettre ouverte
Dans un billet daté du mardi 7 avril 2009 qu'il a intitulé « Lettre ouverte à Ségolène Royal », l'éditorialiste Eric Revel avait vivement réagi à propos des excuses que Ségolène Royal avait présenté à l’Afrique au nom de la France au cours d'un déplacement à Dakar, sa ville natale. Des excuses qui se référaient à un discours de Nicolas Sarkozy qu’il a prononcé au Sénégal en juillet 2007 pour son premier déplacement en tant que Chef de l'État sur le continent africain, et dans lequel il avait déclaré que « l’Homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire ». Eric Revel a alors réagi sur son blog en disant « Je suis outré par votre démagogie et votre populisme … vous savez pertinemment ce que le Chef de l’Etat voulait dire : que hélas l’Afrique n’est pas assez mondialisée et qu’elle n’a pas pris à bras le corps son avenir pour entrer dans l’Histoire ».
Provoquer pour buzzer
Suite à la polémique qu’a crée ce billet, TF1 a ordonné le retrait de ce billet quelques heures après sa publication, au motif que les propos tenus par Eric Revel sur son blog, « ne sauraient engager la rédaction de LCI, ni la Direction Générale de l'information du Groupe TF1 ». Aujourd'hui, moins de deux semaines après les faits, c’est désormais son blog à part entière qui est rayé de la blogosphère. Et alors même que la sacro-sainte déontologie journalistique impose une forme de prétendue neutralité de la part des journalistes, il est regrettable qu’un commentateur chevronné comme l’est Eric Revel, ne puisse pas s’insurger devant de telles provocations, d'autant plus que nous ne sommes même pas en période de campagne électorale. Car les paroles qu'a exprimé Madame Royal à Dakar ou plus largement au cours de ces dernières semaines dans diverses circonstances, ont été expressément préméditées dans le seul but de créer le buzz sur Internet et faire parler d'elle dans les journaux. Car du fait qu'elle se trouve en difficulté dans sa propre formation politique, elle a besoin de capter l'attention médiatique par d'autres biais pour continuer à exister. De ce fait, que l’on approuve ou non l'action et les propos de Ségolène Royal, il faut tout de même reconnaître qu’en se laissant porter par des excès de légèreté sur des dossiers aussi sensibles, la Présidente de Poitou-Charentes fragilise sa crédibilité politique pour les échéances électorales futures.
Royal désapprouvée
Pour cause, selon un sondage Ifop réalisé le 13 avril dernier, 56% des Français désapprouvent le pardon de Madame Royal à Dakar. Et comme si elle voulait attirer à tout prix les caméras de télévision sur sa personne, l’ancienne candidate socialiste à la présidentielle est revenue à la charge en fin de semaine dernière. En effet, Ségolène Royal a présenté des excuses au nom de la France au Premier ministre Espagnol, José Luis Zapatero, qui aurait été qualifié de « peu intelligent » par le Président Sarkozy ; une attitude que le socialiste de la première heure qu'est Jack Lang a condamné ce lundi, en demandant à José Luis Zapatero d’excuser Ségolène Royal pour ses paroles. En somme, beaucoup de bruit et de polémiques qui ne font pas vraiment avancer les débats...
Tags: politique française
, Ségolène Royal
Catégorie: Politique 3 commentaires aucun trackback Envoyer à un ami



"Si la politique pouvait être aussi simple qu’un coup de fil", cela faisait déjà un bon moment que l'ex-candidate socialiste à l'Elysée ne nous avait plus offert ce genre de Ségolènerie. Il faut croire que les quelques jours de vacances bien mérités qu'elle a passé à Djerba à la mi-mai, ont fait germer en elle de nouveaux "Désirs d'Avenir", un avenir qui ne s'annonce pas vraiment royal pour la présidente de la région Poitou-Charentes.
Pointée aux abonnés absents lors du lancement de la campagne législative, son premier secrétaire du PS de compagnon, a du se sentir bien seul ce jour à Bordeaux. Pendant ce temps, Ségolène Royal devait sûrement déjà être occupée, à envisager les hypothétiques jeux d'alliances pour le second tour des élections législatives, et laisser des messages sur les répondeurs des responsables des principales formations politiques. Car Ségolène Royal sait imprimer son style, tout se règle sur un coup de fil pour faire alliance ou organiser un meeting dans un grand hôtel parisien avec l'UDF et François Bayrou.
Interviewée aujourd'hui sur l'antenne de BFM, au sujet de l'alliance qu'elle souhaitait établir avec le MoDem pour le 17 juin prochain, Ségolène Royal a affirmé qu'elle n'était "dans des stratégies d'alliance" avec le MoDem mais simplement dans "des logiques de simplicité des relations humaines dans la politique".
Improvisation maîtrisée, tel était le leitmotiv prôné par Ségolène Royal dans sa course à l’Elysée, un leitmotiv qui a malheureusement conduit à la troisième débâcle consécutive du Parti Socialiste à l’élection présidentielle, le bilan est lourd pour les Socialistes, où à l'approche des législatives on craint la division.
Les instituts de sondages sont formels, c’est un raz de marée Sarkozy qui s’annonce pour ce dimanche, pas un seul d’entre eux n’a donné Ségolène Royal gagnante face au candidat de droite, qui voit osciller ses intentions de vote entre 52% et 55%. Même tendance dans les médias étrangers où de façon unanime, le nom de Sarkozy est déjà sur les lèvres de tous les journalistes.
Dans le camp socialiste, on commence sérieusement à craindre le naufrage du 6 mai : Jean-Louis Bianco, co-directeur de campagne de Ségolène Royal, a lui même avoué cette semaine, que « cela va être très difficile ». Mieux encore, Jacques Séguéla, socialiste de la première heure et artisan de la première victoire de Mitterrand en 1981 avec « La Force Tranquille » , a rallié Sarkozy dans l’entre deux tours !
Et bien voilà, nous y sommes, sans grande surprise l’affiche du second tour de l’élection présidentielle Ségo-Sarko, que l’on nous annonçait à coups de démentis depuis plus d’un an maintenant, est pourtant bien celle à laquelle nous avons eu droit en ce dimanche 22 avril 2007.
Pas de 21 avril bis donc, les électeurs ont voté « utile » dès le premier tour, les deux finalistes émergent avec des scores solides avec un large 31,5% du côté de l’UMP et 25% pour le camp socialiste ; des scores bien plus solides qu’ils ne le furent en 2002 où l’on avait assisté à un éparpillement des voix, au profit des « petits candidats », qui eux mêmes étaient à l’origine du naufrage socialiste.
Deux finalistes appartenant aux deux principales formations politiques françaises, ce sera contrairement à 2002, la possibilité pour les français de faire un « choix », programme contre programme, idées contre idées.
Par ailleurs, pour dresser un bref bilan arythmétique, on s’aperçoit que l’UMP, le PS et l’UDF rafflent à eux seuls 75 % de l’électorat de ce premier dimanche présidentiel, ce qui met à mal les partis
Tout juste 2% pour le Parti Communiste de Marie-George Buffet, Arlette Laguiller et Dominique Voynet sont quant à elles créditées toutes les deux de 1,5 des suffrages. Mais ce qu’on remarquera surtout, c’est bien la défaite cinglante de Jean-Marie Le Pen (10,5%), lui qui créa la surprise un certain 21 avril 2002.
Au delà de ce revers pour le FN qui enregistre son plus mauvais score depuis 1974, il semble plus largement que c’est la fin d’une ère pour le parti tout entier, en 2012 son chef de file aura 84 ans et toute logique, il ne sollicitera plus les suffrages une sixième fois.
Lors de son allocution post résulats, le candidat FN, sortant par la petite porte, aura eu cette petite phrase : « j'ai commis une erreur d'appréciation », peut-être le combat de trop ?
Depuis plusieurs semaines, cela n'aura échappé à aucune caméra, Ségolène Royal
multiplie les bourdes tant par ses ses lacunes en poltitique étrangère comme en témoignent ses
tournées au Proche Orient ou en Chine, que par ses initiatives douteuses en politique intérieure.